AUTREMENT AVOCATS – Maître Catherine Dumont

Étape 5 du droit collaboratif : formulation des offres et construction de l’accord

par | 12 Jan 2026

La cinquième étape du droit collaboratif, consacrée à la formulation des offres et à la construction de l’accord, marque un tournant décisif dans le processus de règlement amiable. Après avoir clarifié les besoins, collecté les éléments objectifs et exploré différentes options de règlement, les parties entrent ici dans une phase concrète et engageante.

À ce stade du droit collaboratif, il ne s’agit plus d’émettre des intentions mais de transformer les solutions envisagées en offres structurées, juridiquement solides et acceptables par chacun. Chaque proposition repose sur une négociation collaborative guidée par les avocats, dans un cadre sécurisé et loyal.

L’objectif est clair : parvenir à un accord collaboratif sur mesure, équilibré, durable et conforme au droit, sans basculer dans une logique contentieuse. C’est précisément dans cette étape que l’accompagnement d’un avocat en droit collaboratif prend toute sa dimension stratégique.

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Qu’est-ce que l’étape 5 du droit collaboratif ?

L’étape 5 du droit collaboratif correspond au moment où les parties transforment les options de règlement en offres formalisées, puis en accord collaboratif. Elle intervient après un travail approfondi sur les besoins, les intérêts et les éléments objectifs du divorce.

Dans le processus de droit collaboratif, cette phase marque le passage d’une logique exploratoire à une logique décisionnelle. Les époux, assistés de leurs avocats en négociation collaborative, élaborent des offres collaboratives à partir des solutions identifiées précédemment.

Ces offres collaboratives ne sont ni des concessions imposées ni des ultimatums. Elles sont conçues pour être juridiquement valables, économiquement réalistes et humainement acceptables par les deux parties.

L’objectif central de cette étape consiste à aboutir à un accord équilibré, construit sans rapport de force et fondé sur la transparence et la loyauté.

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Comment sont construites les offres ?

Dans l’étape 5 du droit collaboratif, la construction des offres repose sur une méthode structurée issue de la négociation raisonnée. Les offres collaboratives ne sont jamais improvisées.

Sélection des options pertinentes

Les parties commencent par sélectionner, parmi les options générées précédemment, celles qui répondent réellement aux besoins identifiés. Cette sélection repose sur des critères objectifs tels que la faisabilité juridique, l’équilibre financier et l’impact familial.

Élaboration de plusieurs offres

Chaque partie élabore ensuite plusieurs offres collaboratives, généralement deux ou trois. Cette pluralité évite le blocage et favorise une négociation collaborative ouverte, sans logique de gagnant-perdant.

Présentation en réunion collaborative

Les offres sont exposées lors d’une réunion collaborative, en présence des deux avocats. Elles sont expliquées, contextualisées et discutées dans un cadre strictement confidentiel, propre au droit collaboratif.

Ajustement progressif des propositions

Les propositions évoluent au fil des échanges. Les ajustements portent sur les montants, les modalités pratiques ou le calendrier, jusqu’à faire émerger une solution équilibrée.

Lorsque les offres commencent à converger, le dialogue quitte progressivement le terrain de la proposition pour entrer dans celui de l’accord.

Étape 5 du droit collaboratif _ formulation des offres et construction de l’accord

De l’offre à l’accord : les mécanismes juridiques

Dans l’étape 5 du droit collaboratif, le passage de l’offre collaborative à l’accord collaboratif repose sur un cadre juridique précis. Lorsque les propositions convergent, les avocats sécurisent juridiquement chaque point discuté.

La négociation collaborative permet d’affiner les offres jusqu’à ce qu’une solution commune émerge. Il ne s’agit pas d’accepter une offre existante en l’état, mais de co-construire un accord à partir des propositions formulées.

Sur le plan juridique, plusieurs principes structurent cette phase : la vérification de la conformité de l’accord amiable au droit applicable, le contrôle de l’équilibre des engagements réciproques et l’anticipation des conséquences fiscales, patrimoniales et familiales.

Les avocats jouent un rôle central de garants de la sécurité juridique, sans jamais se substituer à la volonté des parties. Lorsque des divergences subsistent, des ajustements ciblés sont opérés dans le respect de l’engagement de non-recours au contentieux.

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La rédaction de l’accord : contenu et formalisation

Dans l’étape 5 du droit collaboratif, la rédaction de l’accord collaboratif constitue l’aboutissement juridique du processus. Les avocats traduisent les décisions communes en un texte clair, précis et juridiquement opposable.

Le protocole d’accord collaboratif aborde l’ensemble des points convenus, notamment l’organisation de l’autorité parentale, les modalités financières et le partage des biens. Chaque clause doit être compréhensible, applicable dans le temps et conforme au droit en vigueur afin d’éviter toute source de conflit ultérieur.

L’accord amiable peut ensuite prendre différentes formes juridiques. Dans un divorce, il est fréquemment formalisé par une convention de divorce par acte d’avocats, déposée au rang des minutes d’un notaire, ce qui lui confère force exécutoire.

Pourquoi cette étape est cruciale

L’étape 5 du droit collaboratif concentre les bénéfices concrets du processus. La formulation des offres puis la conclusion d’un accord collaboratif permettent aux parties de reprendre le contrôle sur leurs décisions.

Contrairement à une décision judiciaire imposée, l’accord amiable issu du droit collaboratif est construit sur mesure. Il tient compte des réalités financières, des contraintes familiales et des priorités personnelles identifiées en amont.

Les accords issus des modes amiables de résolution des différends génèrent moins de contentieux post-divorce et favorisent une stabilité durable. Cette efficacité repose sur l’adhésion réelle des parties aux solutions retenues.

Vers un accord durable, construit et sécurisé

L’étape 5 du droit collaboratif n’est pas une simple formalité de clôture. Elle matérialise un cheminement exigeant où la formulation des offres aboutit à un accord collaboratif juridiquement sécurisé et réellement accepté.

Lorsque cette étape est menée avec rigueur, l’accord amiable devient un outil de stabilité. Il réduit les risques de conflits futurs et offre une visibilité claire sur l’après-divorce.

Le processus collaboratif démontre ici toute sa valeur. Les parties ne subissent pas une décision extérieure ; elles construisent une solution conforme à leurs besoins, dans un cadre juridique maîtrisé.

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FAQ – Questions fréquentes sur l’étape 5 du droit collaboratif

Que se passe-t-il si aucune offre n’aboutit ?
Dans le droit collaboratif, l’échec de la formulation des offres met fin au processus. Les avocats se retirent alors, conformément à l’engagement de non-recours au contentieux.

L’accord collaboratif est-il juridiquement contraignant ?
Oui, dès lors qu’il est formalisé dans une convention de divorce par acte d’avocats ou homologué. Il bénéficie alors d’une force juridique équivalente à une décision judiciaire.

Peut-on revenir sur un accord signé ?
Un accord amiable ne peut être remis en cause que dans des situations limitées, comme un vice du consentement ou un changement majeur de circonstances.

Cette étape est-elle obligatoire ?
La formulation des offres constitue l’aboutissement logique du processus collaboratif et conditionne la conclusion de l’accord.

maitre catherine dumont
Avocat au Barreau de Paris à  | 01 85 09 93 25

Forte de ses 20 années d’expérience, Maitre Catherine Dumont vous accompagne en Droit de la Famille pour traverser les turbulences d’une séparation, ou en Droit du Travail pour affronter les difficultés liées à un départ de votre entreprise.